Mise à jour : samedi 19 janvier 2008

Le rendez-vous littéraire du monde maritime

© Festival Livre & Mer

Sélection du Prix du beau livre maritime parrainé par le Crédit Agricole
Organisation Association du Salon du Livre maritime de Concarneau

Titres en compétition :
Gwen Douguet, Cap sur la Terre Adélie. Premières expéditions polaires françaises (1948-1951)
illustrations de Luc-Marie Bayle et Max Douguet, peintres officiels de la Marine
préfaces d’Yves Vallette et Luc Jacquet


Il y a un demi-siècle, la France se remet du traumatisme de la guerre et décide de mandater une grande expédition en Antarctique afin de marquer sa souveraineté. La mission, orchestrée par la Marine nationale, a eu pour fonction d'amener en terre Adélie toute une équipe de scientifiques. Commandée par Max Douguet, la mission replante le drapeau français au pôle Sud. Cet ouvrage retrace le périple extraordinaire de tous les marins et scientifiques français embarqués à bord d'un navire peu ordinaire dans le but de hisser le drapeau tricolore en terre Adélie.

éditions Le Télégramme
Stéphane Dugast, Dans les pas de Paul-Émile Victor. Vers un réchauffement climatique
avec Stéphane Victor et Xavier Desmier, préface de Nicolas Hulot

Paul-Émile Victor a réussi l’exploit de traverser le Groenland d’Ouest en Est. En 1936-1937, il vécut une année au coeur d’une famille Inuit, « Eskimo parmi les Eskimos ». Au péril de sa vie, il affronta les conditions polaires les plus difficiles. Émerveillé par cette terre inconnue, ce grand humaniste fut un pionnier du mouvement écologique. Soixante-dix ans plus tard, son fils Stéphane Victor et deux reporters passionnés des pôles décident de revivre l’incroyable expérience de l’explorateur. Aurores boréales, glaciers, fjords sauvages, montagnes enneigées, les photographies de Xavier Desmier semblent témoigner d’une beauté intemporelle ? Mais au-delà de ces images féeriques, ce récit d’aventure donne l’alerte : le réchauffement climatique fait fondre la banquise, empêchant les hommes et les animaux de se déplacer. La biodiversité et la culture inuit sont menacées. Plus encore, c’est la régulation climatique de la planète qui est en danger ? Ce regard porté sur le toit du monde est un éloge à la beauté de la nature et un constat écologique. C’est aussi l’émouvant voyage d’un fils dans les pas de son père.

éditions Michel Lafon
Jean-Luc Garnier et Catherine Chabaud, Femme libre, toujours tu chériras la mer

Ces femmes-là ne sont pas toutes des navigatrices hauturières comme Maud Fontenoy, Ellen MacArthur et d’autres, toujours plus nombreuses. Mais qu’elles soient marins à la pêche, au commerce ou engagées dans la marine militaire, l’eau salée coule pareillement, et à flot, dans leurs veines. Pendant des siècles, la mer a été un espace masculin, même si des femmes ont parfois été les matelots de leurs maris, par exemple en Bretagne. La plupart du temps, dès qu’elles enjambaient le plat-bord, les filles se transformaient en « lest du diable » et autres... « poulies coupées » ! Il a fallu toute la ténacité de femmes de tempérament, au sens marin incontestable, pour que le monde maritime les accepte... puis les admire. Très, très progressivement. Désormais le mouvement s’accélère et, depuis une décennie, tous les métiers maritimes sont investis. Jean-Luc Garnier portraiture une dizaine de ces passionnées de la mer : Anne Bonny, Virginie Hériot, Isabelle Autissier, Florence Arthaud, Helen MacArthur, Anne Liardet, Scarlett Le Corre, Hermine de Saussure, Ella Maillart, Anita Conti, etc. Toutes ont repoussé, chacune à leur manière et au regard de leur époque, les limites de ce qu’il est « convenable » que les femmes fassent. Plusieurs ont fortement marqué leur époque, telle l’ethnologue Anita Conti, qui partagea le dur métier des terre-neuvas, décrit et photographié avec finesse.

éditions Chasse-Marée
Claire et Reno Marca, Madagascar, 3 mois de voyage sur l'île rouge

Si Claire et Reno Marca se rencontrent sur les bancs d’une école d’architecture intérieure parisienne, c’est pour mieux rêver ensemble au grand voyage qu’ils entreprendront durant trois années de l’Afrique au Pacifique entre avril 2000 et mai 2003. De cette aventure, ils ont publié un récit illustré (3 ans de voyage paru chez Hermé en 2005), plusieurs fois récompensé. Claire et Reno Marca ont depuis repris la route pour un nouveau voyage à Madagascar de janvier à avril 2006. Le livre Madagascar, 3 mois de voyage sur l’île rouge retrace ces trois mois d’aventures des hautes terres au Canal du Mozambique.

éditions Aubanel
Frédéric Ollivier, Le grand siècle des paquebots

L’âge d’or des paquebots débute en 1897, avec "le Kaiser Wilhelm der Grosse", dont la silhouette à quatre cheminées a inspiré les grandes compagnies maritimes jusqu’en 1914 ; avec lui s’ouvre une concurrence impitoyable entre l’Allemagne, la France, la Grande-Bretagne, l’Italie et les États-Unis. Cette période faste s’achève symboliquement avec la mise en service, au début de 2004, d’un navire encore plus étonnant : "Queen Mary 2", géant prioritairement affecté à la ligne royale de l’Atlantique Nord, mais aussi à la croisière. Entre ces deux dates, les grands transatlantiques européens et américains ont transporté des émigrés par centaines de milliers. Ils ont promené le gratin industriel et artistique de différentes époques, venu alimenter la chronique mondaine. Ils se sont aussi transformés en transports de troupes durant les deux conflits mondiaux? Certains doivent hélas leur célébrité à leur naufrage comme "le Titanic", "l’Andrea Doria" ou "l’Empress of Britain". Frédéric Ollivier narre cette extraordinaire aventure économique, technique, artistique et humaine.

éditions Chasse-Marée
Lucia Simion, Antarctique. Coeur blanc de la Terre
préface de Jean-Louis Étienne

Loin, très loin au bout de la Terre s’étend un continent aussi mystérieux et captivant qu’une lointaine planète. L’Antarctique, la Terra australis incognita imaginée par Aristote deux mille ans avant sa découverte, puis cherchée par les explorateurs du 18e siècle a été dévoilée par ceux des 19e et 20e siècles. Ce continent qui appartient à l’humanité entière est dédié à la paix et à la science. Tout au long de son ouvrage, Lucia Simion nous fait vivre avec enthousiasme sa passion pour l’Antarctique et reprend à son compte le voeu de Richard E. Byrd, grand explorateur américain à qui l’on doit la découverte d’une grande étendue du continent gelé : « Je souhaite que dans sa veste immaculée l’Antarctique puisse briller encore longtemps comme un symbole de paix et de collaboration pour les nations et les peuples du monde entier ».

éditions Belin
Le Festival Livre & Mer remercie les maisons d'éditions Aubanel, Belin, Chasse-Marée, Michel Lafon, Le Télégramme pour leur aimable collaboration.





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