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Sélection du Prix Livre & Mer Henri-Queffélec 2007
Organisation Association du Salon du Livre maritime de Concarneau
Titres en compétition :
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Jean-Luc Coudray, "Les deux îles de Robinson".
Robinson traversa la forêt en se guidant sur le bruit de la mer. Des perroquets jouaient aux perroquets à grand fracas. Des merles jaune vif se disputaient des territoires invisibles. Robinson déboucha devant locéan qui ronflait tranquillement. Il sinstalla à quelques centaines de mètres des morts et regarda leau battre leau. Bien entendu, il ny avait aucun navire à lhorizon. Le monde semblait trop plein pour quune telle apparition fût possible. "Qui sont ces gens dont les corps se parent dobjets de nature ? Par quel chemin sont-ils venus au monde en ignorant tout de la Bible ? Je les trouve plus beaux que les Européens, plus unis dans leurs gestes. On dirait quils ne souffrent pas. Savent-ils quils sont en vie ?" (extrait du journal de Robinson).
Éditions Bleu autour.
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Nicolas Deleau, "La dent d'orque. Et autres voyages autour de mes bibelots".
Un regard à la dent d'orque posée sur sa bibliothèque et Nicolas Deleau repart aux Kerguelen ; une caresse aux coquillages abandonnés sur le bureau, et il est de retour à Zanzibar. Plumes d'albatros, bois de santal, rostre d'espadon, graines sont plus que des souvenirs ou des fétiches, ils sont un monde, une histoire. À la manière des cabinets de curiosités, ils invitent aux souvenirs, mais aussi au rêve pour ceux qui partiront bientôt. Une dent et une vertèbre d'orque, la tête d'un saumon coho, une hélice, un rostre d'espadon, du bois de santal, de la saponite autant d'objets glanés de par le monde qui sont, pour Nicolas Deleau beaucoup plus que des simples objets. Complices de souvenirs, ils ont et sont aussi histoires et reprennentvie pour peu qu'on les raconte. De Terre-Neuve aux îles Kerguelen, de Zanzibar à l'Angola, cette chronique nous emmène dans un quotidien voyageur chargé d'odeurs, de rencontres, d'aventures où les hommes et les choses prennent différents reliefs au fil de la lumière du jour ou du temps qui passe. Pour permettre au lecteur de mieux savourer son récit, Nicolas Deleau parsème son texte de quelques dessins. Son but n'est pas d'en faire un carnet de voyages, il souhaite juste nous ouvrir plus grand sa boîte à trésors..
Éditions Glénat.
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J.M.G. Le Clézio, "Raga. Approche du continent invisible".
On dit de l'Océanie qu'elle est le continent invisible. Invisible parce que les voyageurs qui s'y sont aventurés la première fois ne l'ont pas aperçue et, parce qu'aujourd'hui elle reste un lieu sans reconnaissance internationale, un passage, un territoire qui a fait rêver bien des explorateurs qui risquèrent leur vie pour l'atteindre et essayer d'en cartographier les contours. J.M.G. Le Clézio n'avait pas imaginé que le mythe rejoignait la réalité : il découvre l'immensité de l'océan, les myriades d'îles, d'îlots, d'atolls. De ce continent fait de mer plus que de terre, il s'approche, découvrant archipels, valeurs émergées des profondeurs, récifs coralliens. Dans ce récit où le réel et l'imaginaire s'entrelacent, où le poème affleure, J.M.G. Le Clézio nous invite à la découverte de la culture océanienne, au repérage au moyen des étoiles, à la méditation sur l'immensité de la mer, à l'amour des mères qui protègent leurs enfants dans la tempête. Voyage initiatique, approche de la beauté vers l'humanité, ce texte ouvre une réflexion et une critique de la mondialisation qui vient mettre en péril l'harmonie d'une civilisation précieuse mais fragile.
Éditions du Seuil.
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Hubert Mingarelli, "Océan Pacifique".
Au début du premier récit, il y a ce nuage atomique, qui s'élève dans le Pacifique sud. Des marins regardent, sidérés, lorsque soudain le vent tourne, et le souffle tiède de cet événement sans nom passe au-dessus d'eux, les traverse. Mais ils n'en parleront pas, car le nuage nucléaire, c'est l'indicible même. Dans le second récit, un chien monté à bord depuis longtemps porte le nom d'un homme : Giovanni. C'est le nom de son ancien maître. Sa couchette appartient désormais au chien qui devient une sorte de personnage sacré sur le navire, à travers lequel se manifeste le besoin de consolation des hommes. Et c'est encore de consolation que parle la troisième nouvelle : histoire d'un père et d'un fils, qui rappelle d'autres histoires de père et de fils, dans la lignée de ces bouleversants dialogues auxquels nous a habitués Hubert Mingarelli, Prix Médicis 2003 pour "Quatre Soldats".
Éditions du Seuil.
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Yann Queffélec, "Tendre est la mer", photographies de Philip Plisson.
"Je sais, je m'étais promis d'écrire un roman. J'avais en tête la vengeance d'une mère un soir de Noël, en plein réveillon, une histoire de beau-frère indigne et d'humiliation publique. Si j'ai changé mes plans, c'est en souvenir de l'oncle Jo, mon parrain, figure assez tutélaire et parrain dans les deux sens du mot. Il m'a fait une vacherie, la dernière avant d'y passer, un cadeau par trop symbolique à mon goût : ce log-book oublié dans un meuble où je fouillais à la recherche d'un testament. Il aimait la mer, moi aussi. Il aimait naviguer en solo, moi non." YQ
Prix Goncourt 1985 pour "Les Noces barbares", Yann Queffélec est l'auteur d'une quinzaine de romans dont "Ma première femme" (Fayard, 2005), "La Dégustation" (Fayard, 2005) et "L'Amante" (Fayard, 2006).
Éditions de La Martinière.
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Ricardo Uztarroz, "La véritable histoire de Robinson Crusoé et l'île des marins abandonnés".
Une "enquête" qui révèle l'origine du mythe de Robinson Crusoé, héros d'un des romans les plus lus au monde. Pour écrire Robinson Crusoé, Daniel Defoe s'inspire d'un fait réel survenu dix ans auparavant. Un corsaire écossais, Alexander Selkirk, forte tête et excellent marin, se querelle avec son capitaine lors d'une escale dans l'île déserte chilienne Mas a Tierra. Convaincu que rapidement un navire le recueillera, il demande qu'on le débarque. Erreur fatidique car il y reste quatre ans et quatre mois. La fiction n'a rien à voir avec la réalité. Si Robinson réinvente grâce à " la providence " la société sur la base des préceptes de l'éthique protestante, Selkirk est réduit à l'état d'animal, comme renvoyé à l'origine de l'humanité. Sur l'île, rebaptisée en 1966 Robinson Crusoé, nombre de marins furent au fil du temps abandonnés, contre ou de leur plein gré... Aujourd'hui, ses six cents habitants continuent à mener une rude vie de Robinson, loin des turbulences du monde...
Éditions Arthaud.
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Le Festival Livre & Mer remercie les éditions Arthaud, Bleu autour, Glénat, La Martinière, Le Seuil pour leur aimable collaboration.
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