|
Espace presse
Festival Livre & Mer de Concarneau
Communiqué du 15 avril 2005
Alain Jaubert, Prix Livre & Mer Henri-Queffélec
Yvon Le Men et Georges Dussaud, prix du Beau livre maritime - Crédit Agricole
« Val Paradis », le roman dAlain Jaubert et « Presquune île, sentiers douaniers en Bretagne », louvrage qui réunissait Yvon Le Men et Georges Dussaud sont les deux lauréats du Festival Livre & Mer 2005. Cest Vincent Villot, du collège Jean-Marie Le Bris de Douarnenez qui a remporté le concours de nouvelles
« Val Paradis », coup dessai, coup de maître
Cest un jeune écrivain de 64 ans qui est couronné pour cette édition 2005 : « Val Paradis » est en effet le premier roman de cet homme aux vies multiples. Tour à tour, étudiant petit bourgeois, marin au long cours, cinéaste, journaliste scientifique, critique dart et créateur de lémission « Palettes », Alain Jaubert se revendique éclectique, amateur (au sens de celui qui aime). Mais cest aussi un homme dengagements qui jure une fidélité à ses origines, à ses combats.
A 18 ans, il embarque comme pilotin sur le Provence qui faisait la ligne de lAmérique du sud : Rio, Buenos Aires deviennent ses escales. Quelques mois plus tard, il fait son service militaire dans la marine : de la Scandinavie à lAmérique du sud et les Etats-Unis, il enrichit son patrimoine et trouve sûrement la matière qui enrichira « Val Paradis ».
Car son premier roman est une errance : Antoine, le personnage central a vingt ans quand il découvre Valparaiso, port mythique. A travers une quête initiatique, il plonge jusquau bout dun délire éthylique avant de renaître après sêtre vidé de ses tripes. Son parcours est intercalé par des nouvelles qui relatent dautres ports, des catastrophes comme léruption de la Montagne Pelée, des rencontres sensibles. Comme lavoue Alain Jaubert, certaines de ces nouvelles ont été écrites en amont de Val Paradis, puis remodelées et insérées dans louvrage. Val Paradis est un roman rare, exigeant, mais qui sait récompenser ceux de ses lecteurs qui ont accepté de sy perdre.
Val Paradis a obtenu la bourse Goncourt du premier roman. Il est aussi en lice pour le Prix du Livre Inter.
« Presquune île, sentiers douaniers en Bretagne », la symbiose de deux sensibilités
Quest ce qui peut mieux unir un poète et un photographe que le besoin de sensibilité. Car, au bout du compte, les différences sont ténues entre la recherche du grain de la photographie qui mettra en valeur la lumière dun soleil plombé sur le sable et le choix du mot juste, adapté. Cest cette rencontre qui fait tout le sel de louvrage dYvon Le Men et Georges Dussaud. Les deux compères nous entraînent dans leur sillage sur les sentiers de douaniers à la frontière entre terre et mer. Dans cet espace intense, surprenant, ils amènent le lecteur à redécouvrir des paysages familiers dun autre il.
Yvon Le Men est ancré dans les Côtes dArmor. Il est un des rares poètes français à vivre de sa plume. Issu dune famille modeste mais armée dune solide curiosité intellectuelle, Yvon Le Men écrit ses premiers textes dès 1971. Il est animé dune foi militante qui ne le quittera pas et lui permettra de tracer un sillon rectiligne. Aujourdhui, il anime des soirées dans son fief de Lannion. Viennent chez lui des auteurs comme Andrée Chedid, Jean Rouaud et bien dautres.
Georges Dussaud est quant à lui, un photographe réputé. Il a réalisé nombre de reportages sur le Portugal qui valent dêtre régulièrement exposé à Lisbonne. Installé à Chateaugiron, non loin de Rennes, il nhésite jamais à prendre son sac pour capter les lumières des côtes dIrlande ou du Portugal, mais aussi de lInde. Cest son troisième ouvrage en commun avec Yvon Le Men.
Vincent Villot, auteur de la nouvelle « Le choix »
« Je suis sur la colline dominant la plage, là où il y avait mon ancien bunker. Tout est calme, tout est muet, tout est gris ; il ny a ni horizon, ni contour et comme au premier jour, nul naurait pu dire où commence le ciel. Le vent fait voler les cheveux, puis je descends sur la plage. Leau si pure des vagues vient sabattre sur les rochers. Je massois et je parle
Marine avait-elle eu raison de me dire que je la quittais pour la mer ? Après que cette idée ait hanté ma tête, je ne pense plus à rien. Je me déshabille et me jette à leau. »
> retour à l'Espace Presse
|
Pierre-François Bonneau
Pôle Atlantique
Chargé de la communication du
Festival Livre & Mer
Téléphone : 02 98 50 89 32
Mobile : 06 80 63 78 04
Courriel :
pfb@salondulivremaritime.com
Festival Livre & Mer
Association du Salon du Livre maritime / BP 334
29183 Concarneau cedex
|