Mise à jour : lundi 23 octobre 2006

Le rendez-vous littéraire du monde maritime

© Festival Livre & Mer

Espace presse
Festival Livre & Mer de Concarneau

Communiqué du lundi 16 octobre 2006
Une navigatrice à la barre
Une nouvelle déclinaison visuelle

Isabelle Autissier, présidente du Jury du prix « Livre & Mer Henri-Queffélec »
Isabelle Autissier, c’est entendu, n’est pas du genre à rester les deux pieds dans la même botte de mer. Son parcours est jalonné de décisions qui témoignent de son indépendance, de sa volonté de mener la barque de sa vie à sa guise, d’une curiosité jamais démentie.
Car peu de choses ne prédestinait la jeune banlieusarde parisienne à parcourir les mers du globe, si ce n’est peut-être les croisières sur le voilier familial, lors des vacances d’été. Mais ils seraient nombreux dans ce cas, les candidats à l’aventure. Isabelle Autissier avait déjà autre chose : cette certitude qu’ont certains dès le premier jour d’être en phase avec cet univers a priori hostile et difficile, ce sentiment qu’il existe une forme de bonheur rare quand on est en mer.
La mer fait donc partie de son univers familier. C’est ainsi qu’elle s’engage dans une formation d’ingénieur halieutique qui conditionnera ses premières missions entre la Rochelle et Concarneau. En 1987, elle découvre le grand large à l’occasion d’une traversée de l’Atlantique en solitaire. Elle décide de pousser plus loin le parcours initiatique en s’engageant dans la Mini-Transat qu’elle boucle à une remarquable troisième place. Elle y découvre une autre part d’elle-même dans le plaisir de se confronter aux autres. Très vite, viendra l’opportunité de partir se mesurer aux mers du sud à l’occasion du Boc Challenge, le tour du monde en solitaire (avec escales) puis du Vendée Globe.
Les confrontations avec les mers du sud seront souvent violentes pour la navigatrice qui subira démâtages et chavirages. Elle y perdra aussi son copain Gerry Roughs, engagé dans le même Vendée Globe après avoir tenté vainement de retrouver la trace de son bateau.
Pourtant, Isabelle Autissier n’a pas de rancœur contre ces mers qui n’ont guère fait preuve de clémence. Elle sait que partir dans ses univers de l’extrême se paie parfois très cher, que le privilège d’aller danser sur la peau du diable peut avoir ses revers. C’est peut-être parce qu’elle en connaît le prix qu’elle sait si bien en parler…

Gens de mer et de lettres
En 1999, elle abandonne la course au large pour se lancer dans une nouvelle aventure : elle s’essaye à l’école du journalisme et de l’écriture, redécouvre les vertus de la flânerie en navigation. Elle officie ainsi sur France Inter où chaque été, elle accueille des navigateurs, des scientifiques, des écrivains, des historiens… L’occasion pour elle de vérifier que tous ces gens forment au bout du compte une sorte de confrérie où l’intimité du monde maritime sert de fil conducteur. Mais les mers du sud la démangent toujours. C’est ainsi qu’elle boucle un périple aux Îles Kerguelen, cet archipel dérisoire au cœur de l’Océan Indien. C’est ici, qu’elle avait été accueillie par la maigre colonie scientifique française quand elle avait démâté dans le BOC Challenge en 1994. C’est ici qu’elle devait revenir boucler son histoire. Après quelques incursions en Terre de Feu, elle acquiert un voilier d’une quinzaine de mètres grâce auquel elle part à la découverte des mers australes : du canal de Beagle aux îles Malouines, elle sillonne la Terre de Feu, poussant des incursions de plus en plus fréquentes en Géorgie du Sud et en Antarctique. Aujourd’hui, elle vient témoigner de son expérience après une croisière en compagnie d’Erik Orsenna pour un livre à quatre mains, Salut au grand Sud. Un ouvrage qui est à la fois une ode à l’aventure et un témoignage de la grandeur et de la fragilité conjointe des dernières terres encore presque vierges de notre planète.

Un visuel revisité
Pour cette édition 2007, le festival abandonne la ligne graphique qui avait marqué sa nouvelle identité pendant quatre ans pour un graphisme rénové. « Si nous étions pleinement satisfait des précédentes affiches, nous sentions qu’il était temps de donner un nouvel élan à la conception graphique : une manière de montrer que le festival continue d’évoluer », témoigne Jacques Campion, président de l’association.
Choisie sur concours, l’affiche est une réalisation d’Alain Guiavarch’ du studio Hémisphère 4, basé à Rennes. Séduits par l’ambiance maritime du festival et par Concarneau, ils ont voulu jouer le jeu du concours. Bien leur en a pris… Leur algue à lettres émergeant à l’air libre est un joli symbole pour une manifestation qui a su regagner depuis quelques années ses lettres de noblesse.

Jury : plus que trois semaines
Attention ! Il ne reste plus que trois semaines pour faire partie des 6 lecteurs qui pourront échanger avec Isabelle Autissier des romans et essais maritimes de l’année… Les places risquent d’être chères. Pour poser candidature, il suffit d’envoyer au Festival Livre & Mer une lettre de candidature faisant part de sa motivation à participer au jury… Toutes les formes de lettres sont bonnes à lire : poèmes, simple missive, nouvelle : une seule règle, séduire le comité de lecture du festival.
Date limite de candidature : le 4 novembre 2006.




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26.27.28.29 avril 2007
Centre des Arts de Concarneau


Pierre-François Bonneau
Pôle Atlantique
Chargé de la communication du
Festival Livre & Mer

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Courriel :
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